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Texte à méditer :  Le plus important dans une vie, c'est son intensité, pas sa durée   Jacques Brel
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Les histroires de Long John Silver - IV. L'embarquement
John poussa la porte de la taverne alors que la pluie commençait à tomber.
Elle grinça sur ses gonds, s’ouvrant sur une chaleur bienfaitrice. John alla s’assoir à une table, au fond, dans l’ombre. Il n’aimait pas la lumière, ni le bruit.
Il posa son tricorne sur le dossier de sa chaise, vida sa pipe en la tapotant sur le rebord de la table, puis sorti une superbe tabatière de la poche intérieure de son manteau.
Puis calmement, il se mit à remplir sa pipe de d’un bon tabac blond, délicieusement odorant, méticuleusement, comme s’il mesurait chacun de ses gestes.
A ce moment, une serveuse, grande, blonde, les cheveux longs, une jupe courte ne cachait rien du sublime galbe de ses jambes s’approcha de lui. Comme elle se penchait pour lui demander ce qu’il souhaitait, John pu admirer le profond décolleté qui ne donnait l’envie que d’y plonger. Refrénant l’envie qui vint de son bas ventre, il lui demanda un rhum, un vrai. Un de Martinique. « Et qu’on me laisse tranquille, ce soir est un soir important ! » Asséna t’il !
Puis il jeta un coup d’œil à la salle.
Au comptoir, le tavernier, un petit homme rondouillard, roux, une barbe rousse, des bras velu de poils roux, la peau très claire et la chaire porcine, s’activait derrière le comptoir afin de remplir les cornes de bières aux clients.
Il ne faisait qu’aller et venir, à tel point que l’on se demandait toujours comment il faisait pour vivre si vieux. Son air renfrogné ne laissait paraitre qu’il pouvait aussi être aimable.
Dans la salle, assez petite, mal éclairée, les quelques tables présentes ne laissaient que peu de place aux serveuses pour faire leur boulot.
Au dessus de la tête des pirates, car tous les clients en étaient, flottaient a bout de bras des plateaux chargés de victuailles et de boissons.
La salle était pleine, les histoires des uns se perdant dans le brouhaha des autres. Le service battait son plein à cette heure ci.
Son verre arriva enfin. Il fit tomber une pièce d’e cuivre sur la table en guise de paiement, vite ramassée par la serveuse. Il porta le verre à sa bouche. L’alcool, légèrement parfumé, lui brula la gorge, mais il avait l’habitude. Il le sentait descendre le long de son œsophage, et esquissa un sourire de plaisir, en soupirant et se relâchant un peu. Son regard partit alors dans le vague, à la recherche de quelques souvenirs.

De tous ses cours avec son précepteur, Robert garda l’envie de voir ces pays lointains, étranges dont il lui parlait pendant longtemps, décrivant paysages féériques et coutumes surprenantes. C’est ainsi qu’un beau jour, il décida de ce faire embaucher comme mousse, à bord d’un navire de la Marchande.
Il déambulait, sans but, dans le port de St Pierre, baignée d’une lumière typiquement marine, juste l‘ombre, menaçante, du volcan apportait un peu de fraicheur.
Les mouettes piaillaient en tournant au dessus des bateaux stationnés dans le port, attendant de charger ou décharger leurs marchandises. Il entendit alors deux marins discuter :
« Maintenant que notre mousse nous a lâchement abandonné pour partir sur un autre bateau, on est bien dans la merde, disait l’un d’eux.
- Effectivement, et comme on doit partir la semaine prochaine, va falloir se dépêcher de trouver un remplacement digne de ce nom. » lui répondit son compagnon.
« C’est mon jour de chance, pensa alors Robert. Je vais pour faire le tour du monde, voir ces magnifiques pays, connaitre l’aventure. »
Mais pour cela, encore fallait-il pouvoir être un mousse digne de ce nom…
Il accosta alors les deux matelots, les informant du fait qu’il avait entendu leur discussion et qu’il était intéressé pour devenir mousse. « Dans ce cas, jeune homme, il te faut rencontrer le capitaine » lui signifia un des deux marins.
Ils partir donc tous les trois a bord de la goélette afin de voir le capitaine.
Lorsque Robert monta à bord du « Lady Jane » il fut impressionné par la taille de celui-ci. Le pont était immense et le peu de matériel dessus renforçait cette impression.
Il fut conduit à la cabine du capitaine, située dans le château, à l’arrière du navire.
Lorsqu’il vit le capitaine, Robert fut surpris. En effet, il s’attendait à voir un homme de haute stature, avec quelque barbe ou moustache, mais la personne qui était face à lui était de petite taille, peut-être un mètre soixante-dix le peu de cheveux lui restant étaient bruns, coupés très courts, peut-être pour mieux passer sous sa perruque blanche, poudrée.
Mais ce qui était surprenant, c’était sa carrure, digne d’un athlète olympien, des épaules larges, des bras épais. Cet homme devait être un sacré adversaire à la lutte.
Celui-ci regardait Robert d’un œil affuté et perçant légèrement mêlé d’une certaine ironie.
Au charisme du personnage, Robert conclu qu’il devait être français.
Et il ne fut pas démenti lorsque le capitaine se présenta : « Bienvenu à bord jeune homme, dit il d’une voix forte avec un parlé tellement rapide que Robert ne compris pas tout.
Je suis le capitaine De Fontaine, Michel de Fontaine, et je commande ce navire.
Robert ne comprenait pas tout, le capitaine parlant très vite avec une voix assez autoritaire.
Après une courte discussion Robert fut embauché comme mousse. C’est ainsi que Robert parti pour son premier voyage, ne pensant pas, à cet instant, que sa vie allait lui réserver bien autres surprises.

Date de création : 11/04/2010 @ 17:40
Dernière modification : 11/04/2010 @ 17:44
Catégorie : Les histroires de Long John Silver
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