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Texte à méditer :  Le plus important dans une vie, c'est son intensité, pas sa durée   Jacques Brel
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Les histroires de Long John Silver - VII. Fin ?
Le reflet de la lune semblait danser dans l’eau calme du port.
Au large les quelques gros galions dormaient paisiblement, solidement ancrés, bercés par la houle.
Sur les quais, des cris assourdis s’élevaient des tavernes indiquant ainsi que les marins avaient leur compte de rhum.
Sur les pavés, luisant de la bruine marine, trainaient les restes de l‘activité de la journée. Des caisses vides trainaient la, à l’abandon, côtoyant dans leur misère les restes des poissonniers que quelques goélands avides se partageaient sauvagement.
Il régnait une odeur doucement écœurante, mélange affreux d’iode, de poisson et de cuisine infâme, juste bonne pour les gueux de fond de cale.
La nuit apportait sa fraicheur relative sur le port, moiteur de l’air irrespirable.
Un bruit de pas venait déchirer ce silence monotone.
La patrouille faisait sa ronde habituelle, assurant une relative sécurité aux bouges du coin.
Assis sur le ponton, une jarre de rhum pour seule compagnie, Long John contemplait son reflet dans l’eau, qui n’avait pas attendu son ivresse pour lui déformer les traits, au rythme des vagues.
Cela faisait trois jours que le Blackgoat était a quai pour une escale imprévue.
Alors que le reste de l’équipage dépensait ses pièces de huit en cervoise, rhum et charmes de jeunes femmes, il avait préféré, à un moment de la soirée, loin des attraits insipides des gueuzes, s’isolant seul, dans un coin, une bonne ration de rhum d’avance, de quoi subvenir a ses besoins certains.
La dernière bataille avait été rude.
Elle avait fait des dégâts.
Le Blackgoat n’était plus que l’ombre de lui-même, ses voiles déchirées pendaient lamentablement des mats brisés, tel des fétus de paille.
Un trou énorme, souvenir d’un boulet anglais, lui crevait le flan et l’on pouvait voir les entrailles du navire souffrant.
Le pavillon noir, le beau Jolly Roger, n’était plus qu’un simple chiffon, lambeau de chair sur ce corps en bois, meurtri.
Combien étaient morts ?
Combien étaient blessés ?
Heureusement, la prise du galion anglais allait au moins permettre les réparations.
Et la rançon versée pour le gouverneur anglais prisonnier, seul survivant du navire ennemi, mettait du baume au cœur de l’équipage.
L’alcool et les femmes leur faisaient oublier les horreurs du combat.
Les plus jeunes n’avaient connu que des rémissions, sans autre combat que le feu des canons répondant au feu des canons.
La, ces saloperies d’Anglais ne s’étaient pas laisser faire. Leur navire, lourdement armé, avait résisté aux bombardements nourris du BlackGoat et l’abordage avait été inévitable, et malgré la renommé du Capitaine Blackbeard dans cette partie de l’océan, l’ennemi ne s’était pas montré couard.
Peut être aurait il mieux valu.
Il est pourtant reconnu dans ces contrées, que le Capitaine ne laissait aucune chance, qu’il n’éprouvait aucune pitié envers ceux qui avaient eu l’audace de lui tenir tête.
Et pourtant on ne compte plus le nombre de capitaines ayant perdus navires équipage et même la vie contre les pirates de ces mers.
Mais la prétention anglaise, par ici, n’était plus à démontrer. La lutte avait commencée, inégale, un galion, surtout de Sa Majesté, est un navire forteresse. Rare sont ceux qui, surtout avec la « marchandise » qu’il transportait, s’était attaqué a ce genre de navire.
Nombre de petits capitaines avaient vu leur navire prendre le fond, impuissants, face a ces machines de guerre invincibles. Nombre aussi était ceux dont les entrailles nourrissent encore les mouettes des ports anglais, tel de beaux morceaux de jambon, pendus au bout de leur corde.
Mais le Capitaine Blackbeard n’était pas de cette race.
Encore moins depuis que Long John Silver avait rejoint son équipage.
L’expérience de l’un, la fougue de l’autre, commençait a faire de longues histoires dans les iles que les mères racontaient à leurs enfants s’ils n’étaient pas sage. Que les jeunes, autour d’un feu de camp, se faisaient peur avec.
Et pourtant, ce navire avait eu l’imprudence de tenir tête. Un capitaine trop fier peut être ?
Nul ne le sait, car avec sa tête gisant par 50 pieds de fond, il ne pourra jamais plus dire pourquoi il avait eu cette folie soudaine.
Son équipage avait été valeureux au combat, à la mesure de la vanité, mais aussi de la cruauté du capitaine pirate.
Lorsque l’équipage se rendit, celui-ci fit consciencieusement égorger les survivants, participant lui-même avidement à la tache, ne laissant en vie que leur otage.
Même Madame le gouverneur eu l’honneur de connaitre le fil tranchant du coutelas du Capitaine, lui-même, lui caresser doucement le bas de la gorge.
Mais cette bataille avait fait aussi des pertes irréparables à l’équipage de Blackbeard.
JC, le Cannibal, s’était vu la tête décapitée, alors qu’il croquait le bras d’un marin, De même, bien d’autres trouvèrent la mort dans d’atroces souffrances.
Avec ces pertes, le Capitaine avait décidé de baisser le pavillon en entrant dans le port.
Mais, à cette heure ci, seul sur le ponton, Long John Silver se préparait à affronter le pire de ses ennemis.
Son expérience, sa longue vie de flibustier, lui avait fait connaitre nombre combat, victoires mais aussi défaites, la mort, la vie, la joie d’un trésor, le plaisir du sang mais son prochain combat s’annonçait bien plus difficile, plus lourd, plus destructeur.
Car son ennemi était à sa hauteur, fourbe, violent, sournois, capable des pires ruses, et, quoiqu’il en soit, il savait qu’il ne sortirait pas indemne de ce combat.
Cela fait de nombreuses années que chacun poursuis l’autre, sans vraiment se confronter.
Cela fait bien longtemps que leur rencontre est remise à plus tard, chacun ayant d’autre priorité, mais maintenant, et long John Silver le savait, il est temps enfin de rencontrer son pire cauchemar, son pire ennemi de part ce monde.
Lui.

Date de création : 16/02/2011 @ 13:10
Dernière modification : 01/05/2012 @ 14:34
Catégorie : Les histroires de Long John Silver
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